Hommes et femmes, ils étaient anonymes, pratiquaient mille métiers, habitaient la ville, la campagne, croyaient au ciel ou n'y croyaient pas. Alentour, le monde était aveugle et sourd. De tous, aucun ne céda ; pour tous, l'autre fut premier. On sait - jamais on ne saura assez - la Shoa. Mais on ignore ou presque la légende vivante des Justes des Nations. Pourtant, à Jérusalem, au Yad Vashem, l'allée plantée d'arbres qui mène au mémorial d'Auschwitz leur est dédiée.